L’EAU en Pays de Langres

 

L’EAU en PAYS DE LANGRES

 Les documents complets avec photos seront dans le catalogue

La reproduction, même partielle, est strictement interdite sous peine de poursuites.

CONFÉRENCES ET VISITES

Affiche eau mai 14

J. RICOUR :                             Eau – Rêves –Réalités

Dimanche 27 avril à 15H00 Chapelle Diderot à Langres

Mardi 29 avril à 15H00 « le Chatelon » à Bourbonne-les-Bains

Mme RECOUVREUR :           Bourbonne les Bains, Visite des Thermes  le jeudi 17 avril et le jeudi 22 mai de 14 à 16Hoo, suivi d’une visite de Bourbonne

Sur inscription à l’office du tourisme (03 25 90 01 71), visite limitée à 20 personnes par groupe

Michel THENARD :                Découverte des Marais de Chézeaux, mercredi 18 juin. Départ de l’Office du Tourisme  de Bourbonne-les-Bains à 14H30 en bus ou RDV à 15H00 à l’entrée du Chemin des marais à Chézeaux.

Visites: sur inscription à l’office du tourisme (03 25 90 01 71)

David COVELLI :                     Fontaines, lavoirs,…à Langres

Gilles GOISET:                        La Vingeanne :

 Visite des gorges de la Vingeanne le 17 mai , rendez-vous à 14H30 devant la Halle à Aprey (prévoir de bonnes chaussures)

De l’origine du lac à la vie du canal – un aperçu historique et économique de cette voie d’eau entre Champagne et Bourgogne :

- Roland PETIT :                  Digue de la Liez, samedi 3 mai à 14H30 au barrage

- Emmanuel DROUOT:       Digue de Charmes, samedi 26 avril à 14H30 au barrage

- Alain CATHERINET :        Digue de Saint Ciergues

Visite le 17 mai, Rendez-vous à 14H30 place de la mairie à Saint Ciergues ( prévoir de bonnes chaussures et vêtements de pluie)

- Jean BONNARD:                     Découverte de sites remarquables de Verseilles les samedis 10, 17 et 24 mai à 15h00

les dimanches 01, 08, 15 et 22 juin de 14h00 à 18h30

- Richard BROUARD:         Sculpture métallique,cour du collège Doderot, le 19 avril 2014

EXPOSITIONS PHOTOS

Jean BONNARD :                                        Verseilles-le-Bas,diaporama à l’église

les samedis et dimanches 10 et 11 mai, 17 et 18 mai, 24 et 25 mai de 14h00 à 18h30

les dimanches 01, 08, 15 et 22 juin de 14h00 à 18h30

Bernard FRISON et Mme GARNIER :        Bussières les Belmont

Jacques BOCHATON et Jacky DOUCEY :   Peigney, à la Salle des fêtes le dimanche 18 mai 2014

VEOLIA :                                                       Eau potable – Panneaux à la Chapelle Diderot à Langres

V.N.F.:                                                              Le Canal – cartes, Médiathéque de Longeau

INTRONISATION AUX TASTE-FROMAGES

Samedi 19 avril 2014, à 16h00 , Chapelle du Collège Diderot à Langres

DOCUMENTS RÉALISÉS AVEC L’AIDE DE :

Gilbert PATAILLE :                                                 La Marne

Bernard SANREY :                                       Vallée de la Meuse – Vallée de l’Aube – Relevés de moulins

David RIOTOT:                                               V.N.F.    Le Canal – Cartes

André BAILLY, Guy BEAUFAUCHET :                 La Vallée de l’Amance

Jacques POLLET :                                        La Vallée de la Mouche

Gilles GOISET:                                              La Vingeanne – Poèmes sur la Vingeanne

LA DIGUE DE LA MOUCHE OU DE SAINT-CIERGUES

(1881 – 1890):

Le barrage de Saint-Ciergues est l’un des quatre barrages-réservoirs, avec Charmes, La Liez et Villegusien, à alimenter sur son point haut le « Canal d’entre Bourgogne et Champagne » (ex. « Canal de la Marne à la Saône ») dans sa traversée du Plateau de Langres. C’est un barrage-poids, qui est implanté pour les 2/3 sur la commune de Saint-Ciergues et pour seulement 1/3 sur celle de Perrancey.

UN PROJET TECHNIQUE INNOVANT :

Réalisé entre 1881 et 1890, le barrage de Saint-Ciergues devait être à l’origine construit en terre corroyée avec les matériaux extraits sur place en creusant les fondations, comme ont été réalisées les digues de Charmes, La Liez et de Villegusien, ses voisines. Mais en 1883, après trois ans de travaux, les argiles et les graviers à prendre sur place se sont trouvés en quantité nettement insuffisants pour permettre la construction d’un barrage en terre, alors même que les fondations étaient en cours de réalisation.

INCIDENCES ECONOMIQUES ET HUMAINES DE LA DIGUE :

L’implantation de la digue de Saint-Ciergues dans les vallées fertiles de la Mouche et du Morgon, n’a pas été sans incidences graves sur l’économie et l’agriculture locales.

LA DIGUE AU XXè SIECLE :

Aujourd’hui, bien que plus que centenaire, la digue de Saint-Ciergues se porte plutôt bien et est appréciée des visiteurs, notamment à cause de l’aspect naturel et sauvage de la vallée. Défendue aux embarcations à moteur et au camping sauvage, elle s’inscrit aujourd’hui dans le schéma touristique du Pays de Langres, qui a vu ces dernières années la réalisation par le « Syndicat mixte des lacs de la région langroise », de descentes à bateaux fonctionnels et d’un sentier périphérique piétonnier de 7 Km des plus agréables.

   OLYMPUS DIGITAL CAMERA   Contre Digue1904 A

DIGUE-St-C-couverture

                                                                                

L’ouvrage « Un grand chantier à la fin du XIXe siècle en Pays langrois : La Digue de Saint-Ciergues », est disponible chez l’auteur : Alain Catherinet 4, rue de la Montagne 52000 Condes  (tel. 0676788319).

                                                                                                   Textes (extraits) et Photos : Alain Catherinet

CANAL ET RESERVOIR DE CHARMES

HISTORIQUE DU CANAL

Le Nord du département de la Haute -Marne est riche de minières de fer. La production de fonte et de fer au XIX siècle est alors la principale industrie. Les puissants maitres de forges ne cessent de réclamer à l’administration des moyens de transports plus économiques que celui par attelage. Les expéditions de ces industries sont relativement faciles dans le Nord du département vers la région parisienne, grâce au port de Saint Dizier; il n’en est pas de même lorsqu’on se tourne vers le Sud pour une expédition  vers la région Lyonnaise. Le premier port navigable sur la Saône est Gray.

CONSTRUCTION DU LAC RESERVOIR DE CHARMES

La digue de Charmes porte le nom du village situé à l’aval du réservoir et s’étend sur  quatre communes. Elle est située au Nord de la ville de Langres. D’une surface de 205  hectares pour  cinq kilomètres de long et retenant à sa cote maximale plus de 11 000 000 m3 d’eau. La construction de la digue consiste à élever le remblai au moyen de minces couches de bonne terre mélangées à une faible proportion 5% de sable et corroyées successivement à l’aide de rouleaux compresseurs motorisés.

ACCIDENT DE LA DIGUE

En octobre 1909, un accident sur la digue débute; le réservoir est en cours de sa première vidange complète et l’accélération de la vidange engage le phénomène de glissement de la digue. Le barragiste constate une longue fissure sur la banquette de couronnement, celle-ci ne va cesser d’augmenter de jour en jour.

Je tiens à rendre hommage à tous ces braves ouvriers venus de contrées lointaines, qui par leur sueur ou de leur vie nous permettent aujourd’hui de profiter, pour notre plus grand plaisir, de tous les loisirs qu’offrent les quatre lacs en pays de Langres.

                                                                                                                                   Texte (extraits)    E. D

LA VINGEANNE

Au long de la Vingeanne haut-marnaise

Comme le disait déjà l’abbé Courtépée au milieu du XVIII e siècle, « la Vingeanne prend sa source à Aprey, au bas du bois de Montmoyen ». En réalité, il s’agit là d’une résurgence, l’activité première se trouvant de l’autre côté de l’actuelle A 31, au pied de talus sablonneux sur des lits marneux. Le site, embaumé du parfum de l’ail des ours en avril, donne lieu à une légende médiévale, celle d’une très belle dame prénommée Jeanne. Follement éprise de son  preux chevalier de mari, elle allait volontiers se promener en sa compagnie en cet endroit idyllique. Or, il advint que le noble personnage partit pour la croisade. Mois et années passèrent sans que Jeanne eût de nouvelles à tel point qu’elle se languit et mourut. Revenu enfin de Jérusalem, désespéré, le seigneur grava sur une pierre ronde à l’aide de son stylet « ici vint Jeanne ». De cette contraction serait née l’appellation donnée à la rivière.

«  Au pied d’une falaise, en aval de Percey-le-Petit, un moulin ruiné a depuis de très nombreuses années été converti en laiterie…Une usine moderne qui fabrique de l’emmental.(activité aujourd’hui abandonnée)…La Vingeanne lèche ensuite un étroit chemin en escarpement entre la falaise et la rive…Les roches à pic, qu’elle reflète, renferment une grotte que l’on nomme « la maison aux fées », vierges et saintes des premiers temps de la chrétienté, dont la légende a été racontée par le chanoine Rondot dans le bulletin paroissial de Prauthoy.

Commencée par une légende, terminée par une autre, après un court écart en Haute-Saône, la rivière aux multiples facettes, plus profonde et large, arrose la Côte d’Or, où elle se jette dans la Saône à Talmay.

                                                                                                                        Texte (extraits)   Gilles GOISET

LE BARRAGE – RÉSERVOIR DE LA LIEZ

L’origine du lac de la Liez appelé autrefois digue de Lecey  est intimement liée au creusement du canal  de la Marne à la Saône.

En cette fin de XIXe siècle, les ingénieurs chargés du projet de cette voie fluviale ont deux problèmes à résoudre : le franchissement du plateau de Langres et l’approvisionnement en eau; étant donné que nous nous trouvons dans la région où naissent les principales rivières (Marne, Vingeanne), leur débit est très faible à la belle saison.

Les travaux de la digue.

Ils sont précédés par l’expropriation des terrains situés dans l’emprise de la retenue d’eau. D’âpres discussions ont lieu entre l’administration et les propriétaires.

Deux fermes: la grange Marivetz sur le territoire de Lecey et la grange Pioche sur celui de Châtenay-Macheron  doivent disparaître sous les eaux.  Une partie de la forêt de ce dernier village subira une coupe intégrale.

Le chantier et les hommes.

En ce commencement  de XXIe siècle où la technique règne en maîtresse, on a beaucoup de peine à imaginer ce que furent ces travaux. Une véritable fourmilière de terrassiers, tailleurs de pierre, maçons, rouliers s’active à la construction.

Texte (extraits) Roland PETIT

LE CANAL - LE BARRAGE – LE RÉSERVOIR DE VILLEGUSIEN

Au XVIII° siècle, le creusement d’un canal est une nécessité économique. Le nord  de la Haute-Marne s’industrialise fortement. La technique dans la production de fer et de fonte est bien maîtrisée. Les maîtres de forges établis dans la vallée de la Marne recherchent la possibilité d’expédier aux meilleurs coûts leur production. Les routes à l’époque sont peu nombreuses et mal entretenues. La construction d’un canal traversant toute la Haute-Marne devrait permettre d’écouler facilement les marchandises vers le bassin parisien et le bassin rhodanien et bien au-delà. Le premier projet de Roger de Fontenay date de 1781 ; il présentait un tracé où il trouvait les ressources en eau nécessaires sur le plateau de Langres surnommé « le Château d’eau de la France ». Les détracteurs parlent de coûts exorbitants, le projet n’avance pas. Il refait surface en 1835 et c’est celui conçu par Brière de Montidour, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées qui fut retenu. Le premier tronçon de Vitry-le-François à Chamouilley est en service en 1866. En 1870, les 72 kms du canal sont construits et permettent de rejoindre Donjeux. Reste à réaliser les 152 kms les plus difficiles et les plus coûteux. Finalement achevé en 1907, il est déjà trop tard : les hauts-fourneaux s’éteignent les uns après les autres. Un espoir renait aujourd’hui avec le développement du tourisme fluvial.

Canal et plan d’eau : quel avenir ?

Aujourd’hui le trafic commercial sur le canal est faible, par contre le trafic touristique connaît une progression régulière dûe au développement de structures d’accueil et à la bonne gestion du patrimoine naturel. Les activités sportives (randonnées pédestres ou cyclistes, pêche) y sont pratiquées autant par les locaux que par une clientèle étrangère qui tous apprécient le cadre verdoyant, reposant, agréable.

                                                                                                                                                             Annick DOUCEY

LA VALLÉE DE LA MOUCHE

La Mouche affluent de la Marne prend sa source sur la commune de Noidant-le-Rocheux et arrose sur son parcours de 15,3 km les six communes de Noidant, Vieux Moulin, Perrancey, Saint Ciergues, Saint-Martin-lès-Langres et Humes où elle vient grossir la Marne.

Elle traverse et alimente aussi le réservoir du même nom afin de fournir l’eau nécessaire aux écluses du versant atlantique du canal par un débit moyen d’environ 400 litres seconde.

Depuis des temps immémoriaux l’énergie de ses eaux a permis l’installation de nombreux moulins.

Sur la carte qu’il établit dans les années 1758, le géographe CASSINI relève la présence de plus de quinze moulins sur les quinze kilomètres du cours de la Mouche. Seules dix de ces usines reçoivent une appellation « Moulin de Varoche , Foulon de Noidant, Papeterie de Melleville, Moulin Dangrave,…. » Pour les autres on peut supposer que chacun des ressauts de la rivière n’avaient reçu qu’un équipement sommaire.

La nature de l’utilisation et de la production de ces moulins changera au cours du temps. Ce sont d’abord pour la plus-part des moulins à foulons (gros marteaux de bois actionnés par un arbre à cames réalisé à partir d’un tronc d’arbre muni de palettes servant de cames et mu par une roue à aubes).

Ces foulons écrasent la laine de moutons à destinations d’étoffes de feutre ou de bure « Ces moulins appartiendront au clergé, ordres religieux et commanderies jusqu’à la révolution française ».

Plus tard les mêmes foulons écraseront la pâte à papier et certains de ces moulins deviendront alors papeteries.

Enfin dans le courant du IXX° siècle, dans les moulins encore existants, des meules de pierre remplaceront les foulons afin de produire de la farine de blé pour répondre à un fort besoin alimentaire (en 1851, au moulin de Montaubant à Perrancey, Nicolas CARTERET fabricant de papier cesse son activité ; son gendre Nicolas DECOLLOGNE transforme alors le moulin pour produire de la farine et son frère, de l’huile.

A partir des années 1920, les roues à aubes qui transmettaient l’énergie de la rivière aux moulins sont remplacées par des turbines hydrauliques d’un rendement bien supérieur. C’est ce que l’on appellera alors dans les manuels de géographie des écoliers « la houille blanche ».

Après la deuxième guerre mondiale alors que tous les moulins situés en amont du réservoir de Saint Ciergues ont cessé toute activité, seules trois usines en aval, deux moulins et une papeterie, auront encore une activité industrielle et marchande.

Aujourd’hui ces établissements ne fonctionnent plus mais la rivière coule toujours et son énergie que l’on dit « renouvelable » est toujours là aussi.

                                                                                                                      Jacques POLLET

 

BOURBONNE-LES-BAINS,

 des eaux au service du mieux-être…

 Au pays de Langres, véritable réserve d’oxygène, la station thermale de Bourbonne-les-Bains a acquis sa réputation grâce aux valeurs thérapeutiques de ses eaux chaudes et de ses soins thermaux.

À Bourbonne-les-Bains, les eaux hyperthermales, oligo-polymétalliques, chlorurées sodiques, sulfatées calciques jaillissent à 66° C et possèdent des vertus bimillénaires reconnues scientifiquement. De par leur composition fortement calcique, magnésienne et riche en sodium et en oligo-éléments, ces eaux s’apparentent au plasma sanguin. Plus de 2000 ans de médecine thermale.

Comme l’a souligné Diderot dans son « Voyage à Bourbonne », c’est aux porcs lépreux de Laneuvelle, que l’on doit la connaissance des propriétés des eaux. Atteints d’une forme de lèpre, ils vinrent se tremper dans les marécages de Bourbonne et très vite en furent débarrassés. Des vestiges de fouilles autorisent à penser que, dans l’Antiquité, Bourbonne-les-Bains posséda des thermes vastes et particulièrement luxueux. Le Moyen-Age profita des piscines de l’époque gallo-romaine, puis progressivement, le traitement thermal se fit également à domicile et chez les hébergeurs jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Le premier établissement thermal en tant que tel fut construit en 1783. Bâti en pierre calcaire friable et rapidement corrodée par les vapeurs, il dut subir de fréquents travaux. Entre 1812 et 1817, un élève de Nicolas Ledoux entreprit d’importants travaux de restauration et d’agrandissement. De 1875 à 1883, l’établissement fut soumis à une réfection et un réaménagement complets. La structure actuelle des thermes date de la fin du XXe siècle.

Des effets indéniables en rhumatologie, ORL et métabolisme.

Sur 4000 m2, l’infrastructure de Bourbonne-les-Bains comporte : six bassins d’eau thermale, une centaine de baignoires individuelles d’hydromassage ou traditionnelles, de cabines de douches, de cabines d’application locale de boue, un hammam et quatre salles de repos. L’ensemble des propriétés physiologiques des eaux thermales de Bourbonne-les-Bains opère des effets bénéfiques en rhumatologie et en traumatologie, sur les voies respiratoires et sur toutes les fonctions biologiques. On peut qualifier l’action des eaux thermales de la station de « pharmaco-dynamique ».

Après des décennies de cure sur des périodes de vingt-un jours à titre curatif, le thermalisme à Bourbonne-les-Bains poursuit toujours les cures médicalisées, mais s’oriente également vers le court séjour pour une remise en forme et des soins préventifs bénéfiques au « mieux vieillir »...